S'érige la demeure grise dans mon viseur.
Couleur d'argile cette plaine.
C'est la saison de la mue.
Voguent doucement les nuages blancs,
Gros de promesses.
Fumée à suivre jusqu'à l'autre raison.
M'obsède l'éternel filet de voix du ru.
Mes rêves, blondeur de paille restée sur l'aire.
S'effeuillent les branches nouées du noyer.
Bruit du vent au travers les volets clos.
Affluent les souvenirs du bon vieux temps,
Dans tous leurs plis.
Reflue le pâle soleil jusqu'à l'autre saison.
Pensées d'automne.

"Un monde nouveau, un monde toujours nouveau, un monde de toujours, jeune pour toujours, c'est cela le paradis".(Eugène Ionesco).